Les actualités de Catel Paris

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Interview de John BILLARD, Vice-président de l'AMRF en charge du numérique,
Maire du Favril, Président des Maires ruraux d’Eure-et-Loir

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Interview de Frédéric VALLUET
Solutions Director, EMEA, Insurance & Healthcare chez MarkLogic

La société Marklogic, présente chez les concentrateurs d’information, chez des opérateurs de DMP, dans les universités scientifiques, dans les hôpitaux, dans les institutions pour la structuration du système de santé, a accompagné plusieurs assureurs dans le développement d’offres d’e-santé. Après avoir rappelé les usages possibles des données de santé en matière de prévention, Frédéric Valluet, Solutions Director, EMEA, Insurance & Healthcare, a relevé la forte hétérogénéité des acteurs ; standardiser reste un levier pour aller plus loin dans ce domaine.

Interview de Jean KRAMARZ, Directeur international Santé chez AXA

AXA Partners est une entité de la Direction Innovation du Groupe AXA, dédiée à la création et au déploiement de solutions sur mesure combinant assurance, assistance et autres services à forte valeur-ajoutée pour plusieurs secteurs dont celui de la Prévoyance & Santé. Pour Jean Kramarz, Directeur International Santé chez AXA Partners, le remboursement par le droit commun des actes de téléconsultations est une bonne nouvelle : « le remboursement est un incroyable progrès, une belle reconnaissance, et en très peu de temps, que la téléconsultation n’est plus une affaire de pilote mais peut être un moyen pour la population d’accéder à un médecin généraliste ». Les pratiques vont enfin pouvoir sortir des expérimentations et permettre un meilleur accès aux soins, en particulier des généralistes. Axa a constaté sur le terrain une forte problématique liée à la démographie médicale et y a répondu depuis 3 ans en étant le premier acteur à proposer un service de téléconsultation médicale en France, disponible 24h/24 et 7j/7 via son équipe de médecins salariés. Le remboursement récent de ce type d’acte répond à une intuition de l’entreprise sur l’intérêt de ces pratiques. Pour Mr KRAMARZ, le nouveau dispositif est en phase avec les besoins du terrain ; cela constitue un nouvel outil à la palette du médecin traitant et des spécialistes qui doit devenir un mode de pratique « normal » dans le cadre parcours des soins. La société croit beaucoup à ces nouvelles pratiques pour répondre à la problématique des déserts médicaux, tout en permettant l’émergence d’une médecine plus collaborative. La téléconsultation ouvre aussi la voie à une médecine plus collaborative où le médecin, dont la place est centrale, va pouvoir coordonner le parcours patient. Selon Mr KRAMARZ, ces évolutions légales laissent par ailleurs énormément de place aux entrepreneurs de plateformes de téléconsultation qui, selon la vision d’Axa, sont complémentaires et utiles. En effet, il y a une grande incertitude sur le temps qu’il faudra aux médecins généralistes pour s’approprier ces nouvelles technologies et ce mode de pratique ; ils devront à la fois se former et pratiquer plusieurs fois avant de se sentir tout à fait à l’aise. Par ailleurs, la téléconsultation dans le cadre du parcours de soin classique ne pourra vraisemblablement pas réduire les difficultés liées à la charge trop importante des médecins car il faut bien se rendre compte que les téléconsultations ne leur permettront pas d’accroître leur temps médical disponible… Pour beaucoup de gens, cela pourra donc rester compliqué d’accéder à leur médecin généraliste et les patients pourront donc être contents d’accéder à un médecin par une autre voie, grâce à des alternatives. Le rôle des plateformes de téléconsultation, à l’instar de celle d’AXA, sera de proposer un temps médical disponible supplémentaire, en relais du médecin traitant. Enfin, les critères de remboursement pour les téléconsultations sont aujourd’hui définis de manière volontairement limitante, et les téléconsultations en ligne ouvrent de plus larges possibilités. En conclusion, ce nouveau système place notre pays au niveau de la Suède et du Royaume-Uni et laisse beaucoup de place pour le service lancé par AXA il y a 3 ans.

Interview d'Eric Jarrousse, Vice-président de CEGEDIM

CEGEDIM, Editeur de logiciels et société de services dédiés aux professionnels de santé, est au coeur du numérique et poursuit en 2018 son avancée dans la e-Santé avec une offre de téléconsultation innovante permettant de répondre aux enjeux des déserts médicaux et à l’avenant n°6 entre la CNAM et les Syndicats Médicaux. De son point de vue sur le terrain, Cegedim rencontre chaque année plusieurs milliers de professionnels de santé qui ont besoin d’être accompagnés, et c’est là leur cœur de métier, avec plus de 70 000 clients déjà équipés de leurs solutions. Concernant la e-santé, la téléconsultation reste la priorité n°1 de l’entreprise, devant la télé-expertise. Depuis la publication de l’avenant numéro 6, les organisations multiprofesionnelles ont questionné CEGEDIM sur la façon dont elles peuvent être accompagnées pour la téléconsultation dans leur pratique, dans le cadre du droit commun. Cegedim travaille essentiellement dans ce cadre réglementaire de l’avenant n°6 pour pouvoir bénéficier de téléconsultations remboursées, et propose un des écosystèmes les plus ambitieux puisqu’il répond aussi bien aux besoins des téléconsultations assistées ou non aidées, programmées ou non programmées. Cela dit, la société n’a pas attendu l’ouverture de la téléconsultation au droit commun. Dès 2017, elle a été sollicitée par les Régions dans le cadre du programme Etapes. Elle travaille actuellement à la mise en place de 6 cabinets de téléconsultation en région Centre, dont 3 sont déjà opérationnels et équipés de la solution MLM Téléconsultation. Selon Eric Jarrousse, Vice-Président de Cegedim, le droit commun ne résout qu’une partie du problème. S’il s’agit de faire de la téléconsultation sur logiciel, ou depuis un smartphone sécurisé, c’est adapté. Cela ne coûte pas trop cher, et les coûts d’organisation sont en partie compensés par le forfait structure. Cela permet de pratiquer la téléconsultation dans un cabinet libéral, en parallèle de la pratique classique, ce que permet déjà DocAvenue. Mais quid des cabinets/cabines de TLC, qui représentent un coût plus important : comment les organisations territoriales vont-elles s’emparer de la téléconsultation au-delà du premier niveau (le médecin traitant) ? Qui va porter le coût de la mise en oeuvre ?
Actuellement, pour ce qui est du financement et la rémunération des infirmiers éventuellement mobilisés sur des téléconsultations, la société expérimente un financement via ETAPES et via des fonds FIR et Européens. Trois solutions peuvent être envisagées pour cela : le contrat local de santé, l’article 51, une négociation spécifique avec la CNAM. En conclusion, Mr Jarrousse considère que
« le conventionnement est un saut incroyable, il faut le reconnaître » mais que le développement des pratiques va mettre un peu de temps. Il sera utile de faire un point dans 1 ou 2 ans pour bénéficier d’un peu plus de recul sur l’efficacité du conventionnement CNAM.

Catel publie son rapport d’activités 2018 !

Le rapport d'activités 2018 du Catel est disponible !

La stratégie de transformation du système de santé présentée par le gouvernement en début d’année est prometteuse puisqu’elle comprenait 5 chantiers dont 1 sur le numérique. Sur ce point, le plan santé présentée par le Président de la République, Emmanuel Macron, et la Ministre de Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, le 18 septembre dernier, ne déçoit pas. En témoigne l’utilisation du mot « numérique » à 35 reprises et celui de « télémédecine » 5 fois, dans le dossier de presse « Ma santé 2022 » constitué à cette occasion. Certains ont pu se plaindre qu’aucune des 54 mesures ne soit spécifiquement rattachée au sujet numérique. En réalité, le numérique y est presque partout et c’est le signe d’une grande maturité.

Cette place stratégique donnée au numérique au plus haut niveau de l’Etat est inédite et donc à saluer. Un numérique qui ne se limite pas à la télémédecine et la e-santé mais englobe les champs vastes de la médecine de la donnée, de l’intelligence artificielle, des objets connectés, … Pour un numérique qui n'est pas une fin en soi, mais au service de la qualité et pertinence des soins, des déserts médicaux, de la prévention et de l'efficience de nos organisations !

Après de nombreuses années consacrées par les acteurs à promouvoir la e-santé, à lancer des expérimentations et à accompagner les porteurs de projets, le temps est venu de transformer les organisations et les territoires pour développer les usages du numérique auprès du plus grand nombre, tant des professionnels que des patients, et améliorer au quotidien leur santé et leur bien-être.

En 2018, plus que jamais, votre centre de ressources et d'expertise, Catel Accompagnement mais aussi votre Think Tank de la e-santé, Catel réseau, mettent leur savoir-faire et leur expérience au service de cette transformation à travers leur expertise, leur académie avec ses formations et voyages d'études ainsi que leurs événements.

Vos besoins guident nos actions prioritaires :

  1. Accompagner les innovations organisationnelles et économiques des territoires et des filières portées par les GHT, les collectivités territoriales, les associations, … ;
  2. Mettre en place des collectifs, des focus groups pour co-produire des documents de référence (cartographies, chartes qualité de bonnes pratiques, …) et mener ainsi des actions de lobbying d’intérêt général ;
  3. Répondre aux besoins d’expertises spécifiques (médicales, techniques, juridiques, économiques, conduites du changement, évaluations, …) auprès des établissements, des entreprises et autres acteurs du numérique de santé ;
  4. Assurer le rôle d’opérateur, de coordonnateur de programmes de coopération e-santé auprès de pays notamment francophones.

Comme vous pourrez le découvrir tout au long de ce rapport d’activité, la diversité et la qualité des valeurs ajoutées du CATEL sont rendues possibles grâce à une stratégie d’alliances partenariales à la fois fidèle et renouvelée qui permet de regrouper avec facilité les compétences et les légitimités nécessaires.

Avec un leitmotiv : « que le numérique soit utilisé par le plus grand nombre de professionnels de santé et de patients au service d’une santé et d’un bien-être améliorés, ni plus ni moins ! »

Au plaisir de partager vos réussites, vos idées, vos besoins, …

L’importance du numérique dans la gestion des ressources humaines en santé

L'importance du numérique dans la gestion des ressources humaines en santé

Le numérique au secours des urgences médicales ?

Un atelier pour confronter les expériences et visions sur ce thème, le jeudi 4 octobre, Maison de la Chimie à Paris.

Il suffit d’écouter les actualités des derniers mois, ou d’avoir soi-même cherché à consulter en urgence, pour prendre conscience de l’extrême tension et saturation que subissent ces services.
Au cœur de ces difficultés, notamment, la gestion des ressources humaines, qui prend parfois l’allure d’un casse-tête pour des établissements devant faire face à un afflux toujours plus important de patients, dans un contexte de manque d’effectif récurrent et de fort absentéisme.

Au moment où l’on fait grande place aux usages du numérique en Santé, dans quelle mesure l’organisation des urgences peut-il bénéficier de solutions innovantes, permettant une meilleure gestion des ressources humaines, une meilleure coordination des soins au sein d’un établissement, d’un Groupement Hospitalier de Territoire ? Quelles stratégies déployer ? Quels outils utiliser ? Quels retours d’expériences ?

Ce sera la problématique au cœur d’un atelier organisé lors du congrès e-santé CATEL Paris 2018, le jeudi 4 octobre prochain à Paris. Son objectif ? Favoriser le partage d’expériences et de visions sur ce sujet, recueillir les besoins, idées et attentes des acteurs rassemblés. Et même peut-être, à l’issue de l’atelier, créer un groupe de travail sur ce sujet avec les acteurs présents qui le souhaiteront.

Guerric Faure, co-fondateur de la société Whoog, partenaire de cet atelier, est convaincu que des solutions simples, à l’instar de sa plateforme de gestion des remplacements, peuvent apporter plus d’efficacité dans la gestion des ressources humaines, et donc une meilleure coordination des soins sur les territoires, tout en facilitant la vie des personnels soignants et non soignants. Il aura l’occasion de présenter lors de l’atelier les premiers retours et enseignements de l’utilisation spécifique de cette plateforme au service des urgences.

Les Directeurs de centres hospitaliers, DSIO, DSI de GHT, professionnels de santé, ARS, acteurs stratégiques régionaux et nationaux, sont invités à participer à cet atelier instructif et constructif. Attention, le nombre de places est limité pour faciliter les échanges, merci de contacter le Catel au plus tôt.

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Autres conférences au programme de ces journées :

  • « Comment définir un business model frugal et e-santé ? » (FHF, RESAH),
  • « Territoire & e-santé : les nouvelles pistes de modèles économiques » (Association des Maires ruraux de France, CDC),
  • «La parole aux 5 principales fédérations hospitalières »
  • « Tarification des actes pour la téléconsultation : les nouvelles modalités de rémunération du droit commun »
  • «Modèles économiques, de nouvelles équations »
  • « Organisation performante de la filière : les modalités de coopération pour la télésurveillance »
  • «Financements et investissements : les modalités d'équipement »
  • et des démos et pitchs.

Catel Paris, le compte-rendu est disponible !

Catel Paris, deux journées dédiées aux stratégies e-santé

Avec une actualité brûlante en termes de législation et des nouveautés technologiques à venir, le monde de la e-santé et de la santé au sens large risque d'être chamboulé. C'est pour cela que nous organisons chaque année le congrès e-santé Catel Paris.

Conçues pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur l'Economie de la e-santé aujourd'hui, et les perspectives pour demain, nos journées stratégiques organisées chaque année début octobre sont dédiées à l'actualité et aux stratégies organisationnelles et économiques qui en découle.

Retours sur l'édition 2018

Dans un contexte de fortes évolutions en faveur de la télémédecine et de la e-santé, CATEL Paris 2018 s’annonçait comme une édition à la fois pédagogique et stratégique centrée sur le thème :
« Economie de la e-santé : de réelles avancées pour des modèles viables et pérennes ».

Force est de constater l’importance de ce sujet pour les participants pluridisciplinaires, venus
nombreux aux deux jours du congrès. Car il faut dire qu’entre les évolutions du droit commun en faveur de la téléconsultation, le champ de liberté et de créativité ouvert par le dispositif article 51, la LFSS 2018, les fonds FIR et autres pistes de financements publics et privés, sans oublier le nombre considérable d’outils et de solutions qui se développent sur le marché…, la plupart des acteurs de terrain ont parfois du mal à s’y retrouver et à concevoir leur propre stratégie dans ce domaine !

Pour répondre à leurs interrogations sur l’économie de santé, ils étaient donc tous là, les acteurs décisionnaires et fortement impliqués du domaine : plusieurs représentants du Ministère des
Solidarités et de la Santé, de la CNAM, les 5 fédérations hospitalières FHF, FHP, FEHAP, FNEHAD, Unicancer, la Confédération des Syndicats Médicaux Français, les professionnels de santé experts et les industriels pionniers et innovants.

Même s’il est difficile de condenser une journée de discussions en quelques pages, vous trouverez dans les pages suivantes un compte-rendu des idées clés issues de leurs interventions et de la préparation réalisée en amont. Nous remercions vivement les intervenants de leurs prises de paroles qui se sont avérées à la fois pédagogiques et porteuses de visions pour l’avenir. Vous pouvez également consulter le twitter de l’événement, #catelparis, comprenant notamment des extraits vidéos. Des photos sont également disponibles sur le site officiel www.catelparis.fr.

Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce bel événement au service du développement de la e-santé.

Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine pour faire ensemble le point sur les progrès qui auront été accomplis !

RETOURS EN IMAGES DE L'EDITION 2018

Le remboursement des actes de télémédecine

Le remboursement des actes de télémédecine

Synonyme d’une amélioration de notre système de santé actuel, la prise en charge financière d’actes de télémédecine débutera officiellement à partir du 15 septembre 2018.

Signé en juin et publié au Journal Officiel en août dernier, l’avenant n°6 acte la fin des expérimentations de financement des actes de téléconsultation et de télé-expertise engagées par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS), et signifie une prise en charge financière par l’Assurance Maladie en l’inscrivant dans le droit commun.

En effet, l’avenant n°6 à la convention médicale de 2016 comprends notamment l’encadrement de la rémunération et la prise en charge des remboursements des actes de téléconsultation et de télé-expertise par l’Assurance Maladie. En revanche, la télésurveillance ne sera remboursée que d’ici quatre ans, à la fin de la période d’expérimentation en cours.

Concrètement, il détaille le montant des rémunérations prévues pour les professionnels de santé, les règles et conditions liées à la confidentialité et la sécurité des données suite à la réalisation d’une téléconsultation ou télé-expertise ainsi que les modalités de la facturation.

L'assurance maladie précise que le recours aux actes de télémédecine doit respecter l'organisation actuelle du système de soins, avec des actes réalisés qui viendront s'inscrire dans le parcours de soins coordonnés et appuyés par le médecin traitant, et non sur une prise en charge ponctuelle sans suivi par le médecin traitant.

C’est pourquoi seuls les médecins pouvant effectuer ces actes sont les médecins libéraux en cabinet individuel, collectifs ou en maisons de santé, conventionnés et exerçant en secteur 1 ou en secteur 2 quelle que soit leur spécialité médicale ainsi que les médecins salariés d’établissements sanitaires (hôpitaux ou cliniques) et de centres de santé. Une contribution financière a également été mise en place afin d’aider ces derniers à s’équiper.

En effet, les équipements médicaux connectés et de vidéotransmission sécurisée sont coûteux et peuvent faire l’objet d’une prise en charge jusqu'à 525 euros dans le cadre d’une aide forfaitaire. Ceci représente un investissement de 40 millions d'euros et permettra principalement de valoriser les actes de télé-expertise.

La téléconsultation (TLC)

Avec une tarification entre 25 et 30 euros, la CNAM précise que « tout patient, quel que soit son lieu de résidence, peut bénéficier d’une téléconsultation si le médecin le propose et que le patient donne son accord. » et que « toutes les situations médicales peuvent a priori être concernées. »  Cependant le médecin sera le seul à déterminer si la consultation est réalisable à distance, certaines situations imposent effectivement la présence physique du patient.

En cas de besoin, une infirmière ou un aide-soignant pourront assister les patients que ce soit à domicile ou, si recommandé par le médecin téléconsultant, dans une cabine de téléconsultation disposant d’équipement de mesure par exemple.

La télé-expertise (TLE)

La prise en charge de la télé-expertise pour les patients atteints de maladies rares, en affection de longue durée (ALD) et les patients résidant en zones sous-denses, en EHPAD ou détenus est quant à elle prévue pour février 2019. L’élargissement de cette prise en charge sera ensuite défini dans le courant de l’année.

Définie comme l'expertise sollicitée et donnée par un médecin, en raison de sa formation ou de sa compétence particulière, sur la base d'informations ou d'éléments médicaux liés à la prise en charge d'un patient, la télé-expertise de divise en 2 niveaux (identifiés par L’Uncam) :

  1. Rémunération du médecin fixée à 12 € par expertise et dans la limite de 4 actes par an, par médecin et pour un même patient.
    L’expertise porte sur l’ « avis donné sur une question circonscrite, sans nécessité de réaliser une étude approfondie d'une situation médicale. »
  2. Rémunération de 20 €, dans la limite de 2 actes par an, par médecin et pour un même patient.
    L’expertise porte alors sur un « avis circonstancié donné en réponse à l'exposition d'une situation médicale complexe après étude approfondie et mise en cohérence ».

Enfin, le médecin requérant la TLE percevra un forfait de 5 € par télé-expertise de niveau 1 et 10 € pour le niveau 2, le maximum étant fixé à 500 € par an quelque soit le niveau de TLE.

Toutes ces nouveautés seront décortiquées et explorées tout au long de notre congrès Catel Paris les 4 et 5 octobre, qui réunira un panel d'intervenants, experts de la e-santé autour de sujets comme les modèles économiques et bien entendu la tarification des actes pour la téléconsultation avec une intervention d'Annelore Coury de la CNAMTS et Jean-Paul Ortiz de la CMFS.

Catel propose un livre blanc de la e-santé

Le livre blanc de la e-santé du Catel

12 préconisations pour développer les pratiques

Si de nombreux rapports ont été publiés depuis des années sur la e-santé ou sur des sujets périphériques, ces rapports sont souvent des photographies, des benchmarks, des états des lieux de ce qui existe. Ils sont la plupart du temps publiés par une fédération, une institution, une entreprise ou une association, avec une approche nécessairement orientée et des résultats de ce fait parfois biaisés. Or le développement des usages de la e-santé par les patients et les professionnels de santé, et celui de la filière économique, nécessitent de produire une vision pluridisciplinaire, partagée entre tous les acteurs, portant sur l’ensemble des problématiques actuelles - ni trop visionnaire ni trop convenue... C’est pourquoi est née l’idée de réaliser ce livre blanc. Cet ouvrage constitue une synthèse de réflexions collectives et de préconisations pour le développement de la e-santé, identifiées entre janvier et décembre 2013 par le groupe de travail multidisciplinaire que nous avons coordonné, et constitué d’institutionnels, de chercheurs, d’associations, de professionnels de santé et d’industriels.

12 préconisations ont été élaborées à partir des 5 thématiques suivantes :

1. La e-santé: un concept global et évolutif
2. La e-santé: un paradigme nouveau centré sur les usages
3. La e-santé: un cadre législatif, réglementaire et économique à compléter
4. Une gouvernance et une méthode adaptées à la e-santé
5. Innovation et industrialisation pour une e-santé ouverte et internationale